La guerre des gangs occasionne la fermeture des écoles à Croix-des-Bouquets.

par Mélissa Ferol
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Les écoliers de la Croix-des-Bouquets risquent de perdre le dernier trimestre de l’année académique 2021-2022. Alors que l’année scolaire suit son petit bonhomme de chemin en Haïti, des écoles dans plusieurs régions de la capitale dont la Croix-des-Bouquets ont fermé leur porte jusqu’à nouvelle ordre à cause des guerres entre gangs rivaux .

En raison de sécurité,les portes de l’école sont ferméesm depuis plus de huit jours et on a aucun espoir quant à la date de leur réouverture” déclare le directeur du lycée Jean Jacques premier situé à Croix-des-Bouquets.

Selon un membre de l’association des directeurs d’écoles de la plaine du cul-de-sac, plus d’une centaine d’établissement de la zone sont pratiquement à l’arrêt. Ces dysfonctionnements augmentent la liste des zones rouges notamment Martissant et Bel -Air déjà victimes de la maltraitance des gangs.

Cette situation accablante entraîne aussi la paralysie des marchés publics et des magasins. Certaines institutions scolaires veulent quand même braver le danger. Pour rouvrir leur porte quoique quelques jours après le début de la guerre entre les gangs rivaux.

Le centre de formation de Clercine avait sans succès tenté de fonctionner, confie un membre de la direction de cette établissement.

Le calme apparent à clercine donne de l’espoir aux résponsables  de l’institution mixte bon samaritain”nous voulons fonctionner mais nous craignons que les parents nous fassent confiance pour envoyer leurs enfants à l’école par rapport à l’ampleur de la situation qui se dégénère”affirme Gérald A. Charles l’un des responsables de l’institution. Les écoles publiques comme le lycée Guy Malary qui se trouve à Croix-des-Missions et le lycée de Duvivier sont aussi à l’arrêt.

Les parents sont aux aboies depuis le début des  afrontements à Croix-des-Bouquets Myrlande Jeanty prend refuge sur le site d’hébergement du building kay Castor avec ses deux enfants âgés de 16 et de 8 ans. La dame passe une partie de sa journée sur la place de Clercine non loin des locaux du corps d’interventions des forces motorisés (BIM) avec ces deux enfants dont l’aïnée est en NS1 et l’autre en 4e année fondamentale. Leur dernier jour de classe remonte au vendredi 23 avril 2022. Depuis ils ne peuvent plus retourner en classe. Cette femme est enceinte de 6 mois .

Richard est propriétaire d’une maison à Butte Boyer et relate avoir traversé un mur pour échapper aux balles des bandits “j’ai failli mourir en m’echappant de ma maison c’est pour la première fois que nous vivons une telle expérience”.

Selon l’ingénieur Pieresaint coordonnateur  du bureau de la protection civile de Tabarre, plus de 435 personnes dont 176 familles sont sur la liste officielle des déplacées dans certaines zones de la Croix-des-Bouquets. Ce chiffre augmente au jour le jour.

Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) n’a pas encore réagi face à la situation qui se dégrade dans la plaine du cul-de-sac 

L’un des membres du staff du centre de formation de Clercine fait savoir qu’il n’a reçu aucune visite d’inspecteurs  de la région alors que les écoliers risquent de perdre le dernier trimestre de l’année académique 2021-2022 sans l’intervention du MENFP pour relocaliser les institutions scolaires.

Le premier ministre dit defacto, Ariel Henry n’a pas non plus réagi depuis l’éclatement de guerre entre les gangs rivaux dans la plaine du cul-de-sac.

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